Il y’a quelques années, j’avais autant d’expérience au poker que Patrick Sébastien en politique. Petit retour en arrière lorsque j’ai eu le bonheur de me faire dépuceler de mon premier cash game avec du vrai argent et tout le bazard contre des poker geeks semi-pro de première. Et ça a fait mal…
Contexte : J’étais en vacances chez une ami croupière à Manchester, qui traîne dans les casinos avec ses collègues tous les soirs de la semaine. Elle m’a proposé de jouer au poker un soir avec eux et j’ai accepté avec bonheur. Autour de moi, 7 joueurs dont 5 croupiers et un vice-champion du tournoi auquel je devais participer. C’étaient tous des joueurs chevronnés qui gèrent des bankroll et doublent leur salaire au poker. Autant dire que j’étais un peu impressionné, surtout que je ne maîtrisais pas l’accent mancunien et que je mélangeais les cartes avec autant de dextérité qu’un singe amputé (le joueur à ma gauche a gracieusement accepté de dealer à ma place).
Évidemment, je commence la soirée en jouant très serré, autant dire que je ne vois aucun flop tellement je suis impressionnable. Y a pas à dire, jouer des sous pour de vrai, ça change totalement la donne. Au bout d’une petite heure, je me décide à me lancer, parce qu’après tout, je ne suis pas venue pour regarder les autres jouer, et que je ne vais pas pleurer sur 20 malheureuses livres. Je réussis à récupérer quelques jetons sur des mains pas trop dégueulasses, surtout quand je commence à comprendre que la moitié des joueurs sont en mode « loose-agressive » et que ma paire de valets n’est peut être pas bonne à jeter préflop.
Dieu m’envoie une petite lueur d’espoir (ce vieux vicieux) en me servant une paire de 9. Je suis la grosse blinde, les autres se couchent. Le flop n’est pas effrayant (quelque chose du goût de 237 dépareillés). Mon adversaire mise. Il mise gros. Je n’ai déjà plus grand chose alors je suis à tapis. On dévoile nos cartes : il a une dame et un kicker quelconque. Au turn : une dame. Misère ! Je respire très fort et la river me gratifie d’un 9. Du bonheur en barre et le coeur qui bat comme pour un premier baiser.
C’était une partie amusante, pleine de rebondissements. J’ai tenu assez longtemps, comparé à mon amie qui a perdu 80 livres. J’ai même réussis un coup de bluff. En tout cas, j’ai beaucoup appris.
Bonus :
Ce groupe a une petite coutume amusante : quand quelqu’un gagne avec 72, chacun lui donne un jeton en plus du pot. Dans la partie, c’est arrivé trois fois…



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C’est ce qu’on appelle un dépucelage
)
ahah le 72
)
Je mate le poker after dark (emission de poker sur RTL9 chaque soir)
De temps en temps ils mettent un bonus de 1000 $ sur le 72 si c’est la main gagnante
ça rajoute pas mal de piment
tu vois les pro qui raise a 18000 $ parfois avec leur 72 pour arracher un coup en bluff
Je trouve ça fun
ça a du être un moment sympa !
J’aimerais bien rencontrer des pros/semi pros aussi
J’ai appris qu’un ami d’enfance est pro, je devais aller chez lui mais ça s’est pas fait, partie remise j’espère.
Oui, c’était une chouette soirée ^^.
C’était amusant de les voir presque tous blasés. Il jouent vraiment quotidiennement au poker. Comment arrivent-ils à ne pas se lasser ?